<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485</id><updated>2011-10-03T17:57:19.138+02:00</updated><category term='série tv'/><category term='télévision'/><category term='téléréalité'/><category term='émission'/><category term='documentaire'/><category term='jeu tv'/><title type='text'>Méchante télé, gentille culture !</title><subtitle type='html'>Télévision | Cinéma | Littérature | Digressions</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>8</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-6777632911957378384</id><published>2011-01-06T17:38:00.000+01:00</published><updated>2011-01-06T17:38:57.549+01:00</updated><title type='text'>Qui veut épouser mon fils : la bêtise n'est qu'un jeu ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n'ai pas parlé de &lt;i&gt;Qui veut épouser mon fils ?&lt;/i&gt;, émission diffusée ces derniers mois sur TF1 dont le principe était de faire rencontrer plusieurs filles à 5 fils ingrats et égoïstes âgés de 25 à 40 ans environ, vivant encore chez leurs parents, sous le patronage intraitable de mères possessives et tyranniques, dans le but de les caser ailleurs que sur le canapé parental. Outre la tendance sociétale sur laquelle surfe gentiment l'émission, il y avait donc là un terrain formidable pour une analyse psychanalytique de ce qu'elle nous montre des rapports mère-fils (au-delà d'une nécessaire exagération, compte tenu du programme). Mais je dois reconnaître que peut-être pour la première fois, le résultat était si abject qu'il réussissait à toucher mes propres limites du supportable. Beaucoup de mise en scène sans doute dans cette émission, peut-être de faux couples mère-fils&amp;nbsp; ou de faux fils dépendants (on est de plus en plus proche de la fiction, bien sûr, mais quelle fiction ! Si seulement tous les programmes diffusés à la télévision pouvaient nous en dire autant sur les êtres humains !), mais des personnages fabuleusement exécrables, à la bêtise et à l'égotisme fascinant, et des mères d'un aveuglement révoltant.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les épisodes sont encore disponibles &lt;a href="http://www.tf1.fr/qui-veut-epouser-mon-fils/"&gt;sur le site de TF1&lt;/a&gt; et c'est une véritable mine d'or (mise en garde pour le public humainement sensible, tout de même : c'est toujours étonnant, souvent choquant, quelquefois intolérable de bêtise et de mépris). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et comme je suis un peu flemmarde, on en trouvera &lt;a href="http://www.rue89.com/2010/11/05/telerealite-les-grosses-ficelles-de-qui-veut-epouser-mon-fils-174698"&gt;une analyse plutôt intéressante, quoique pas tout à fait exhaustive&lt;/a&gt; de l'analyste des médias &lt;a href="http://comprendrelatele.blog.lemonde.fr/"&gt;François Jost&lt;/a&gt;, sur le site Rue 89. Il y évoquait notamment l'absence du père dans l'émission, pour des raisons selon lui essentiellement marketing, à laquelle j'avais ajouté ces quelques mots en commentaire :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Il me semble que le fait de ne pas évoquer le père est aussi simplement un  moyen de renforcer le concept de "fils à maman" : ils mettent assez  clairement la responsabilité de la dépendance du fils sur le dos d'une  mère anxiogène, control freak et incapable de laisser son fils  s'émanciper, faisant du fils l'objet de son besoin d'affection, et  surtout de reconnaissance. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Moi j'ai vu dans cette émission une vive critique à l'égard des mères et  en particulier des mères au foyer (ménagères de moins de 50 ans donc -  la cible de TF1 en somme, c'est un comble) !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Quoi qu'il en soit, scénarisation ou pas (bien sûr que c'est  scénarisé, enfin ! Toutes les filles tombent amoureuses en une minute !  Mais quelle importance ?), il est très intéressant d'observer plus  précisément les différentes réactions des garçons en question : certains  suivent (consciemment ou non) le choix de la mère, un autre au  contraire tentent de s'émanciper de son autorité, et les troisièmes, au  profil de "séducteurs", déjà distanciés de la mère, sont obsédés l'idée  de goûter toutes les filles qui les entourent, afin de faire un choix  reposant sur l'expérience et non l'influence d'une personne extérieure.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;A voir en particulier :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- le personnage d'Alban, un genre d'apothéose de l'ingratitude et de la bêtise, tant avec sa mère (bourgeoise archétypale entourée d'œillères) qu'avec les filles qui le courtisent, tous deux d'une incapacité à se comprendre incroyable.&lt;br /&gt;- le personnage d'Alexandre, garçon timide et peu expérimenté, écartelé une fille sage gentille, très à l'image de sa mère et une autre, hypersexuelle et provocante.&lt;br /&gt;- Guiseppe et sa mère, semblant échappée de la Famille Addams, surtout drôles pour la caricature poussée à l'extrême. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Un exemple assez incroyable : Alban très sérieusement révolté qu'une de ses "prétendantes" n'aie pas envie de coucher avec lui. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="" id="wat_5436239" width="425"&gt;&lt;param name="FlashVars" value="oasTag=TF1/videos/catchup/qui-veut-epouser-mon-flis&amp;recoTf1=http%3A%2F%2Fwww.tf1.fr%2Fjs%2Fvideo%2Fpoursuite%2F0%2C%2C3546070-e0NIQUlORV9JRCBVTlZfSUR9IHsyNTY2MzI3IDF9%2C00.js%3F1292149647&amp;permalink=http%3A%2F%2Fvideos.tf1.fr%2Fqui-veut-epouser-mon-fils%2Fc-est-un-goujat-6183104.html&amp;v40=1&amp;unvId=1&amp;chaId=2566327&amp;conId=3546070" /&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.wat.tv/swfpu/278075nIc0K115436239"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.wat.tv/swfpu/278075nIc0K115436239" type="application/x-shockwave-flash" FlashVars="oasTag=TF1/videos/catchup/qui-veut-epouser-mon-flis&amp;recoTf1=http%3A%2F%2Fwww.tf1.fr%2Fjs%2Fvideo%2Fpoursuite%2F0%2C%2C3546070-e0NIQUlORV9JRCBVTlZfSUR9IHsyNTY2MzI3IDF9%2C00.js%3F1292149647&amp;permalink=http%3A%2F%2Fvideos.tf1.fr%2Fqui-veut-epouser-mon-fils%2Fc-est-un-goujat-6183104.html&amp;v40=1&amp;unvId=1&amp;chaId=2566327&amp;conId=3546070" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height=""&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="watlinks" style="background: none repeat scroll 0% 0% rgb(204, 204, 204); font-size: 11px; padding: 2px 0pt 4px; text-align: center; width: 425px;"&gt;&lt;a class="waturl" href="http://videos.tf1.fr/qui-veut-epouser-mon-fils/c-est-un-goujat-6183104.html" target="_blank"&gt;Clash ''C'est un goujat'' - Episode 7&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-6777632911957378384?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/6777632911957378384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2011/01/qui-veut-epouser-mon-fils-la-betise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/6777632911957378384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/6777632911957378384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2011/01/qui-veut-epouser-mon-fils-la-betise.html' title='Qui veut épouser mon fils : la bêtise n&apos;est qu&apos;un jeu ?'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-1518556714213017382</id><published>2010-10-08T19:55:00.000+02:00</published><updated>2010-10-08T19:55:34.355+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='téléréalité'/><title type='text'>Secret Story 4 - légitimer l'immoralité ? (2/2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S'il fallait noter une période ou une émission charnière dans l'évolution de la télé-réalité depuis 10 ans, il me semble que cette quatrième saison de Secret Story, actuellement diffusée sur TF1, en serait le parfait artisan.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là où il y a quelques mois, &lt;a href="http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/06/dilemme-lavenir-de-la-telerealite-selon.html"&gt;Dilemme&lt;/a&gt; a échoué dans sa redéfinition de la "réalité" télévisuelle par l'épuration à l'excès de son récit, Secret Story a pris une direction radicalement opposée en cherchant, au contraire, à contrôler la quasi-totalité des événements qui rythment le jeu.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;Abus de faiblesse&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si la propension à manipuler les  candidats est un des éléments fondateurs de la télé-réalité, il me  semble que jamais jusqu'alors, les producteurs de l'un de ces jeux ne  l'avaient maniée aussi librement, décomplexée et systématique, jusqu'à  flirter avec un totalitarisme effrayant. Plus mesurée au début de cette  saison du jeu, il semblerait que, les semaines passant et l'audience  diminuant, la production se soit petit à petit autorisée à utiliser  chacun des travers et des traits de caractère des candidats, afin de  donner une apparente légitimité à ses idées les plus révoltantes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ainsi qu'elle n'a pas hésité à éliminer de manière quasi arbitraire une candidate en lui demandant de choisir entre son élimination et la nomination d'une de ses adversaires, méprisant avec brio la règle du jeu selon laquelle c'est le vote du public qui décide de l'élimination ou non d'un candidat, et se moquant donc à la fois des candidats et de tous ceux qui envoient des sms surtaxés pour soutenir leur préféré. Habileté du montage (c'est certain) ou véritable aberration quant à la capacité de jugement et de recul des participants (peut-être aussi ?) : à aucun moment nous n'avons vu les candidats remettre en cause ni même s'interroger sur la légitimité de cette élimination comme, plus globalement, de tout ce qu'on leur impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div&gt;&lt;object data="http://www.wat.tv/swfpu/207016nIc0K115080507" height="239" id="wat_5080507" type="application/x-shockwave-flash" width="425"&gt;&lt;param name="FlashVars" value="oasTag=TF1/videos/extrait/secret-story/secret-story/prime&amp;recoTf1=http%3A%2F%2Fwww.tf1.fr%2Fjs%2Fvideo%2Fpoursuite%2F0%2C%2C%2C00.js&amp;permalink=http%3A%2F%2Fvideos.tf1.fr%2Fsecret-story%2Fprime%2Fle-depart-de-julie-6037180.html&amp;v40=1&amp;unvId=1&amp;chaId=2632934&amp;conId=3422955" /&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.wat.tv/swfpu/207016nIc0K115080507" /&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always" /&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true" /&gt;&lt;embed width="425" height="239" src="http://www.wat.tv/swfpu/207016nIc0K115080507" FlashVars="oasTag=TF1/videos/extrait/secret-story/secret-story/prime&amp;recoTf1=http%3A%2F%2Fwww.tf1.fr%2Fjs%2Fvideo%2Fpoursuite%2F0%2C%2C%2C00.js&amp;permalink=http%3A%2F%2Fvideos.tf1.fr%2Fsecret-story%2Fprime%2Fle-depart-de-julie-6037180.html&amp;v40=1&amp;unvId=1&amp;chaId=2632934&amp;conId=3422955" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /&gt;&lt;/embed&gt;Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A de nombreux autres reprises, on l'a vue utiliser les faiblesses de chacun, suscitant la jalousie excessive d'unetelle en mettant son copain dans les bras d'une autre fille, forçant un autre à feindre d'être en couple avec la fille qui l'a justement quitté la veille, mettant en scène l'espionnage des candidats par d'autres candidats afin de leur permettre d'observer l'éventuelle hypocrisie des autres à leur égard... Par la volonté du jeu, l'un d'eux a par exemple été tour à tour père de l'enfant d'une autre candidate, tricheur ayant dissimulé un téléphone portable, responsable de la (fausse) élimination d'une autre candidat pour valider l'argent qu'il avait gagné... fabriquant du faux scandale et des trahisons factices pour maintenir un remous permanent. Ce climat de tension et de suspicion constante est sans doute celui qui a permis à la production de pousser son influence sans rencontrer la moindre résistance, jusqu'à la mise en scène qui suit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;Petits procédés de manipulation mentale&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Encore plus stupéfiant, la production est allée jusqu'à créer le climat, propice offrir l'opportunité puis la mise en scène (et même une pseudo-contestation) de la concrétisation d'un mariage au cours de l'émission, en seulement deux semaines ! Au départ, il y a un couple, Amélie et Senna, formé il y a quelques semaines à l'intérieur de la "maison". Après leur avoir offert l'accès à une chambre spéciale,&amp;nbsp; vulgairement accoutrée de draps en satin, coussins en forme de coeur et et isolée des autres pièces, afin de leur permettre de consommer en tout tranquillité (sous le regard, bien sûr, de caméras...) leur amour naissant et leur passion grandissante. Quelques semaines après, la production décide de séparer pour une semaine les deux amants, dans deux maisons différentes, avec comme unique lien, la transmission de messages via les deux candidats les plus aptes à déformer leurs propos. Amélie d'un côté, accompagné de sa jalousie extrême et de ses accès d'hystérie (au sens le plus freudien du terme), et Senna de l'autre, accompagné de son ex copine. Un climat parfait pour cultiver tensions, crises, peurs et donc besoin impératif de réassurance. C'est comme ça qu'a germé l'envie, d'un côté de la maison comme de l'autre, de s'engager pour prouver leur amour face au scepticisme général (autres candidats, amis, familles...). A la fin de la semaine, la production avec installé le décor pour qu'au moment de leurs retrouvailles, Senna puisse faire sa demande de fiançailles.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois chose faite, alors même qu'il avait déclaré à un autre candidat qu'il allait la demander en fiançailles et voir ensuite comment leur relation évoluerait à l'extérieur du jeu, la production leur annonce que le mariage aura lieu la semaine suivante, en direct ! Dans le même temps, celle-ci demande à deux autres candidats de faire tout ce qu'ils peuvent pour tenter de provoquer l'annulation de ce mariage. Une semaine plus tard, le mariage a finalement lieu, offrant à TF1 une belle remontée d'audience et au couple, le risque de vivre la sortie du jeu et la retombée de l'excitation  médiatique comme une dramatique descente de coke,  un peu comme le réveil qui suit un mariage éthylique à Las Vegas.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais l'histoire ne finit pas là, les deux jeunes mariés, complètement abrutis depuis deux ou trois mois par l'effet puissamment narcotique de la télédiffusion de leur vie quotidienne, en viennent à sérieusement envisager l'idée de faire des enfants immédiatement. Du coup, poussant le ridicule à son paroxysme (et profitant de l'aubaine pour mettre un pied dans la veine "éducative" que tentent de prendre la télé-réalité et la télé-coaching depuis quelques temps), la production a confié au couple, pour une semaine, la garde d'un poupon en plastique avec faux pleurs enregistrés. Heureusement, la stratégie a marché et l'idée de mettre un enfant au monde s'est éloignée de leurs priorités. Mais c'est malheureusement aussi une aubaine pour TF1 qui gagne, du coup, une apparente légitimité à sa revendication éducative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;Une responsabilité fantôme&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'exemple, qui témoigne de la puissance de la télé-réalité, est terrifiant, car il montre combien la manipulation de deux personnes grisées et affaiblies par une potentielle célébrité* (qu'il ne connaissent même pas encore puisqu'ils ne sont pas sortis de la maison), la peur de ne pas gagner (la plupart des candidats repartant a priori presque sans argent), et des tensions permanentes, est facile et qui plus est, jamais remise en cause, que ce soient par les candidats à l'intérieur ou par le monde extérieur, sous prétexte qu'il s'agit d'un &lt;i&gt;jeu&lt;/i&gt; auquel ils sont &lt;i&gt;volontaires&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que j'aimerais maintenant comprendre, c'est ce qu'il se passe dans la tête du présentateur Benjamin Castaldi, dont le jugement est toujours bien planqué derrière un petit sourire ironique, et surtout des personnes à l'origine de ces idées, qui conçoivent ces scénarios et exploitent les faiblesses des candidats sous couvert d'un contrat bétonné et de quelques vagues revendications morales. Si l'on a depuis longtemps compris combien les participants (rarement brillants, qui plus est) à un jeu télévisé ou une émission de télé-réalité sont passifs et manipulables jusqu'à l'extrême par &lt;a href="http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/03/le-jeu-de-la-mort-une-documentaire-au.html"&gt;l'autorité que constitue le dispositif télévisuel&lt;/a&gt;, on s'interroge encore bien peu sur la responsabilité de ceux (sensés a priori être plus éduqués et réfléchis que leurs cobayes) qui manipulent et exploitent la naïveté des candidats à loisir, avec l'insouciance et le mépris de ceux a qui on a confié un pouvoir sur l'humain, un pouvoir, donc, politique.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;hr /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;*Si les mécanismes ne changent pas réellement, que les  personnalités des candidats sont sensiblement les mêmes d'années en  années (des filles souvent jolies, pédantes et caractérielles, des  garçons souvent benêts, qui se perdent dans la beauté des filles ; des  mannequins, playmate, acteurs en herbe... bref autant de profils types  de personnalités potentiellement attirées par une célébrité rapide et sans nécessaire fondement), on a bien compris maintenant que l'idée d'anonymat, comme  celle de réalité, n'avaient plus tellement leur place en téléréalité.  Mais à partir du moment où elle est devenue un objet courant et commun,  il est logique que les participants aient cessé de l'appréhender comme  une expérience humaine qu'ils vivent, pour en faire leur propre  laboratoire de célébrité. La maison de Secret Story est désormais une  antichambre du show-business.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-1518556714213017382?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/1518556714213017382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/10/secret-story-4-legitimer-limmoralite-22.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1518556714213017382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1518556714213017382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/10/secret-story-4-legitimer-limmoralite-22.html' title='Secret Story 4 - légitimer l&apos;immoralité ? (2/2)'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-5136347968150918459</id><published>2010-09-20T23:31:00.000+02:00</published><updated>2010-09-20T23:31:24.278+02:00</updated><title type='text'>Secret Story 4 - bienvenue dans la cour de récré (1/2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a sans doute déjà beaucoup dit au sujet de la télé-réalité "traditionnelle" (au sens où elle se rapproche des pionniers du genre et notamment de Big Brother / Loft Story (en France) : on enferme des gens dans une maison et on observe ce qu'il s'y passe, genre que l'on appelle aussi &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9r%C3%A9alit%C3%A9"&gt;"cage à rats"&lt;/a&gt;) et de ses mécanismes. Pour ce qui est de les découvrir, je ne saurais que conseiller le livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/T%C3%A9l%C3%A9-r%C3%A9alit%C3%A9-Fran%C3%A7ois-JOST/dp/2846702551"&gt;Téléréalité&lt;/a&gt;, de &lt;a href="http://www.amazon.fr/T%C3%A9l%C3%A9-r%C3%A9alit%C3%A9-Fran%C3%A7ois-JOST/dp/2846702551"&gt;François Jost&lt;/a&gt;, qui recense de manière assez exhaustive, l'ensemble des mécanismes de base sur lesquels se fonde la télé-réalité. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Secret Story, dont la quatrième saison est actuellement diffusée sur TF1 est justement une déclinaison de son ancêtre Loft Story. On enferme toujours une quinzaine de personnes dans une maison afin de les observer, mais fort de notre expérience antérieure d'un Loft Story finalement assez ennuyeux passé l'effet de surprise, on fait en sorte de leur trouver des occupations. Ici, il s'agit pour les candidats d'essayer de trouver le "secret" (plus ou moins racoleur) qui caractérise chacun des candidats et de conserver le leur le plus longtemps possible. S'ajoutent à cela des énigmes à résoudre, des pièces secrètes à découvrir et surtout tout un tas de "missions" à effectuer (raser les murs pendant deux heures, faire croire que deux personnes sont en couple, qu'unetelle est enceinte...), dictées par "La Voix", une sorte de Big Brother (celui d'Orwell, cf article à venir) dont on ne connaît que la voix, et au statut tout-puissant particulièrement intéressant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;La cour de récré&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En dehors des moments de jeu, sous l'autorité de la "voix", la vie quotidienne semble être, à l'image de la cour de récré, un espace de liberté par rapport à la vraie vie. Mais au delà  du désordre ambiant qui évoque aux téléspectateurs l'idée d'un infantilisation des candidats, j'ai eu envie de cherche ce qui, structurellement, dans les rapports sociaux et l'organisation  de l'espace, s'apparentait à une cour de récréation. En voilà quelques  idées (non exhaustives).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://s.tf1.fr/mmdia/i/45/5/1841-6250455iesdz_1879.jpg" width="425" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;La répartition de l'espace&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On remarque tout d'abord que si la maison a été construite de façon à ce que toutes les pièces communiquent (murs remplacés par des vitres), elle (ainsi que le jardin) se divise à l'image d'une cour de récré, en deux types d'espaces : des endroits aérés, larges, destinés à se regrouper à la vue de tout le monde et des coins plus tranquilles, reculés, faits pour l'isolement ou la confidence. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;Le confident&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si les profils des candidats sont à peu près semblables à ceux que l'on retrouve systématiquement (mannequins, pins-up, barmans... aux caractères colériques, prétendus mystérieux ou vaguement rebelles), avec cette année, une étonnante prédominance belge dont on ne saisi pas très bien le sens,&amp;nbsp; s'il y en a un, reste tout de même un personnage un peu plus intéressant que les autres : Bastien,  prétendu "mentaliste", surtout bon observateur, doté d'une  grande empathie et d'une bonne capacité de déduction. Plus futé que l'ensemble des autres candidats et tout à fait conscient de cela, il possède une véritable emprise sur les autres, de par sa  facilité à les tromper ou les influencer. Le statut de confident raisonnable et raisonné qu'il a pris au sein de cette communauté fait de lui une sorte de pilier, seul élément stable et rassurant pour les autres,&amp;nbsp; un peu à l'image des auxiliaires d'éducations (surveillants, aides...) dans les écoles, qui constituent un pont entre le monde des adultes et celui des enfants.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://s.tf1.fr/mmdia/i/77/8/2200-10286778yvssw_1879.jpg" width="425" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;Le rapportage, le commérage&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Poussés par la production qui n'hésite pas à en faire des "missions" avec argent ou avantages à la clé, il y a une véritable mise en scène de l'écoute et de l'espionnage, notamment avec l'introduction de "pièces secrètes" d'où certains candidats peuvent observer les autres à leur insu. Mais puisque le concept est déjà lui-même basé sur l'espionnage (du candidat par le téléspectateur), l'idée semble garder tout son sens aux yeux des candidats. Mais de manière moins formelle, l'espionnage devient ici un jeu, un défi à soi-même : faire semblant de dormir dans un couloir pour écouter ce qui se dit dans celui d'à côté, passer d'une personne à une autre pour tenter d'obtenir des informations de l'un et les divulguer à l'autre. Le secret, pilier du jeu puisque le but des candidats est, hormis gagner, de trouver les "secrets" des autres, devient une chose éminemment intime et précieuse, puisque les regroupements stratégiques, associés aux caméras de surveillance empêchent presque dans tous les cas, l'assurance d'un partage de secret confidentiel. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;A celui qui criera le plus fort&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La construction d'une communauté comme celle-ci, bien que régulée par des règles, entraîne un certain chaos. Certains semblent alors s'imposer comme "chefs", régulant par leur autorité l'organisation de l'espace et du temps. Comme dans la cour de récré, il y a en général deux types de chefs, ceux dont l'autorité s'impose plus ou moins légitimement (intelligence, maîtrise de soi, capacité de réflexion...) et ceux qui tentent de l'imposer par le bruit. En perpétuelle lutte à la fois pour prouver leur valeur face aux chefs "naturels" et pour s'imposer au reste du groupe, leurs seules armes de défense semblent être l'attaque, à l'image de celle des enfants en recherche constante d'attention et de reconnaissance : bruyante, nerveuse, accaparant l'attention, investissant l'espace et prenant part à tous les conflits, avec une certitude et une assurance toujours déconcertantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object data="http://www.wat.tv/swfpu/248155nIc0K115179793" height="239" id="wat_5179793" type="application/x-shockwave-flash" width="425"&gt;&lt;param name="FlashVars" value="oasTag=TF1/videos/extrait/secret-story/secret-story/saison-4&amp;recoTf1=http%3A%2F%2Fwww.tf1.fr%2Fjs%2Fvideo%2Fpoursuite%2F0%2C%2C3456275-e0NIQUlORV9JRCBVTlZfSUR9IHsyNjMyOTM0IDF9%2C00.js%3F1284659626&amp;permalink=http%3A%2F%2Fvideos.tf1.fr%2Fsecret-story%2Fsaison-4%2Famelie-la-colere-de-trop-p1-6070163.html&amp;v40=1&amp;unvId=1&amp;chaId=2632934&amp;conId=3456275" /&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.wat.tv/swfpu/248155nIc0K115179793" /&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always" /&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true" /&gt;&lt;embed width="425" height="239" src="http://www.wat.tv/swfpu/248155nIc0K115179793" FlashVars="oasTag=TF1/videos/extrait/secret-story/secret-story/saison-4&amp;recoTf1=http%3A%2F%2Fwww.tf1.fr%2Fjs%2Fvideo%2Fpoursuite%2F0%2C%2C3456275-e0NIQUlORV9JRCBVTlZfSUR9IHsyNjMyOTM0IDF9%2C00.js%3F1284659626&amp;permalink=http%3A%2F%2Fvideos.tf1.fr%2Fsecret-story%2Fsaison-4%2Famelie-la-colere-de-trop-p1-6070163.html&amp;v40=1&amp;unvId=1&amp;chaId=2632934&amp;conId=3456275" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /&gt;Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4 style="text-align: justify;"&gt;Les clans&lt;/h4&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contrairement à des jeux comme Dilemme ou Koh Lanta, il n'existe pas d'équipes prédéfinies dans Secret Story. Les candidats sont tous regroupés tous ensemble, libres de créer des affinités, des alliances et des stratégies pour déjouer les règles de l'élimination par les autres candidats. Très naturellement se sont créés deux "clans" défendus à la fois par des affinités, mais aussi des idéaux, un nom, voire même un slogan. Ce qui est intéressant de voir, c'est la manière dont ces clans ont évolué. Les premiers regroupements étaient très instinctifs, visant l'égalité de nombre : les filles contre les garçons. La seconde étape a consisté à créer des clans à partir d'inimitiés, les regroupements se faisant à partir d'une absence d'affinités. Les conflits primaires s'étant résolus, la troisième étape a finalement vu ces clans se former sur la base à la fois des affinités entre les protagonistes, des attirances filles-garçons, et des stratégies de jeu (rallier truc à un clan pour avoir sa voix).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au sein du clan, existe la même fraternité que celle que l'on construit étant enfant : des valeurs fortes, des bannissements radicaux, un sentiment de "famille"... mais qui ici sont pervertis par la stratégie, seule élément possédant suffisamment de légitimité pour transgresser les règles du "clan".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-5136347968150918459?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/5136347968150918459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/09/secret-story-4-bienvenue-dans-la-cour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/5136347968150918459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/5136347968150918459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/09/secret-story-4-bienvenue-dans-la-cour.html' title='Secret Story 4 - bienvenue dans la cour de récré (1/2)'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-6333685849356554848</id><published>2010-06-28T00:21:00.003+02:00</published><updated>2010-08-30T09:45:08.659+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='téléréalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeu tv'/><title type='text'>Dilemme : l'avenir de la téléréalité selon Alexia Laroche-Joubert</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dois bien le reconnaître, je n'arrive pas à regarder &lt;i&gt;Dilemme&lt;/i&gt;, la nouvelle création téléréelle diffusée depuis un mois ou deux sur W9. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, carnet de notes à la main, mais cela dépasse mes limites : je décroche au bout de 10 minutes. Cela étant dit, j'ai tout de même réussi à sortir deux trois petits choses de mon rapide coup d'œil, pour tenter de comprendre à la fois les raisons pour lesquelles je n'arrive pas à m'y intéresser, et ce que cette émission représente pour la télévision aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/TCfN_1CRdHI/AAAAAAAAAMo/xuwC_tNohb4/s1600/dilemme2.jpg" imageanchor=""&gt;&lt;img border="0" height="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/TCfN_1CRdHI/AAAAAAAAAMo/xuwC_tNohb4/s400/dilemme2.jpg" width="425" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Faire des compromis&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Produit par Alexia Laroche-Joubert (productrice de feu Loft Story et ancienne directrice de (feu aussi) la Star Academy), &lt;i&gt;Dilemme&lt;/i&gt; rassemble dans une sorte de maison-cube, "7 garçons et 7 filles, répartis en deux équipes, (...) pendant 8 semaines pour tenter de remporter un maximum  d’argent. Les 14 candidats assument parfaitement de n’avoir que deux objectifs en  entrant dans le jeu : l’argent et la notoriété." (cf &lt;a href="http://www.w9.fr/emission-dilemme/"&gt;le site de l'émission&lt;/a&gt;) La méthode pour arriver à cet objectif consiste à faire face à des "dilemmes" imposés par la prod, c'est-à-dire choisir entre deux possibilités, du genre "&lt;a href="http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/focus/articles/dilemme-la-trash-tv-qui-reveille-le-csa"&gt;jouer au toutou de machin&lt;/a&gt; pendant quelques heures et gagner 3000€ ou que machin joue au toutou de truc (laisse, gamelle et croquettes à l'appui) pendant quelques heures et gagner 1000€". En somme, être capable d'accepter jusqu'à la soumission et l'humiliation pour de l'argent, ou tout du moins, lorsqu'il s'agit de propositions moins affligeantes, opposer l'individu à la collectivité : choisir entre profit personnel et gain pour l'équipe, en tenant bien sûr compte des répercussions et jugements des intéressés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le fond, l'idée est assez évidente : nous vivons cela quotidiennement : s'il ne s'agit pas forcément d'argent, la vie au sein d'une société, d'une entreprise, d'une famille ou d'un couple exige que nous trouvions un équilibre entre nos envies personnelles et celles du groupe. On appelle cela faire des compromis, en fait. Mais ici, il devient "dilemme" imposé par une entité extérieure aux protagonistes et dont l'unique but est de semer la discorde pour créer du spectacle. La raison d'y faire face n'est plus l'humain mais l'argent, le maintien de l'ordre social devient un corollaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Une nouvelle écriture télévisuelle ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques semaine, Alexia Laroche-Joubert (ALJ) était invitée dans l'émission de France 5, &lt;i&gt;Médias, le Magazine&lt;/i&gt; où elle a composé un argumentaire assez intéressant, visant à prévenir chacune des mauvaises intentions qu'on pourrait lui prêter en les devançant, sur le mode "j'accepte les critiques mais puisqu'on assume tout, elles sont irrecevables". Parmi ses déclarations les plus pertinentes, on y trouve quelques perles, comme "moi ce que je ne supporte pas,  c'est l'hypocrisie" ou encore "&lt;i&gt;Dilemme&lt;/i&gt;, y 'a pas de critiques. Tout le  monde a noté la vraie innovation de &lt;i&gt;Dilemme&lt;/i&gt;, la nouvelle écriture". (délice à consommer ci-dessous) &lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object data="http://www.wat.tv/swf2/362904nIc0K114622229" height="239" id="wat_4622229" type="application/x-shockwave-flash" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.wat.tv/swf2/362904nIc0K114622229"/&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"/&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"/&gt;&lt;embed width="425" height="239" src="http://www.wat.tv/swf2/362904nIc0K114622229" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /&gt;Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Justement, cette "nouvelle écriture" qu'elle vante tant, c'est précisément ce qui rend &lt;i&gt;Dilemme&lt;/i&gt; irregardable, par rapport par exemple à&amp;nbsp; &lt;i&gt;Secret Story&lt;/i&gt;. Elle consiste principalement en la suppression d'une partie de la narration, pour la remplacer par un manque évident ou une version plus cheap encore, laissant à penser que ce qui est vendu comme une prise de position est avant tout un manque de moyens financiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les "nouveautés", on peut noter :&lt;br /&gt;- moins d'interventions des présentateurs dans le résumé quotidien, mais l'intégration d'une sorte d'"envoyé spécial" (David Lantin) à l'intérieur de la maison, qui communique en duplex avec la présentatrice (Faustine Bollaert) depuis une salle sans doute proche de la maison dans laquelle vivent les candidats. Ça se veut journalistique, mais c'est surtout très kitsch.&lt;br /&gt;- les images sont livrées de manières plus brutes, moins romancées et sans thématiques, si bien qu'on n'y comprend plus grand chose. Sans narration, la télé-réalité ne ressemble plus qu'à une conversation de groupe dont on n'entendrait que des bribes.&lt;br /&gt;- le "confessionnal", qui tranche des précédentes téléréalités intégrant ce type de salle, de par son cadrage. Cette fois, les candidats ne semblent plus face à un miroir mais face à une webcam : allumage de la caméra par eux-mêmes, cadrage trop proche et approximatif, lumière criarde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dailymotion dans ta télé&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Cependant, ni le choix des candidats (galerie de clichés), ni leur niveau intellectuel ou leurs motivations ne tranchent d'avec les autres téléréalités du genre : comme toujours, on flirte volontiers avec la vulgarité et le &lt;a href="http://www.fluctuat.net/7065-La-ferme-celebrites-un-metaporn"&gt;porno&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;Mais de manière générale, &lt;i&gt;Dilemme&lt;/i&gt; s'aventure là où l'ensemble de la télévision tend à chercher maladroitement de "nouvelles écritures", justement : vers l'intégration de la culture web. &lt;br /&gt;Au-delà d'un esthétique amateur et brouillonne clairement issue de l'accessibilité nouvelle de la vidéo, l'émission tente de franchir un pas supplémentaire via son site Internet vers la personnalisation de notre consommation d'images. Sur &lt;a href="http://dilemme.dailymotion.com/"&gt;le site officiel (en partenariat avec Dailymotion),&lt;/a&gt; il est possible de "se brancher au cul de la caméra" (la paternité de cette magnifique expression revenant à ALJ), c'est à dire de se connecter directement à l'une des caméras présentes dans la maison pour suivre ce qui s'y passe en direct. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là est bien la preuve que sans scénarisation du récit télévisuel, sans véritable recours à l'observation sociologique de la vie en communauté, on n'est plus que dans un jeu et dans l'observation de ses conséquences sur les protagonistes. Si l'on était déjà sûr qu'il n'y a pas de réalité dans la téléréalité, on sait désormais, grâce à &lt;i&gt;Dilemme&lt;/i&gt;, qu'il n'y en a pas davantage lorsqu'ALJ essaie pourtant de lui laisser libre cours. Peut-être parce que ce qu'elle n'a pas bien saisi, c'est que la source du défaut d'authenticité après laquelle elle court ne réside pas tant dans la réalité, mais plutôt dans sa télédiffusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Ca m'amuse, la téléréalité, c'est un truc que j'aime bien. C'est de la vie"&lt;br /&gt;(ALJ toujours, je ne m'en lasse pas) &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-6333685849356554848?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/6333685849356554848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/06/dilemme-lavenir-de-la-telerealite-selon.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/6333685849356554848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/6333685849356554848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/06/dilemme-lavenir-de-la-telerealite-selon.html' title='Dilemme : l&apos;avenir de la téléréalité selon Alexia Laroche-Joubert'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/TCfN_1CRdHI/AAAAAAAAAMo/xuwC_tNohb4/s72-c/dilemme2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-1168705949800402551</id><published>2010-05-11T18:36:00.023+02:00</published><updated>2010-06-29T15:39:14.808+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='série tv'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision'/><title type='text'>In treatment : vous n'avez pas les moyens de vous payer une psychanalyse ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Petite pause parmi les jeux et la téléréalité pour parler cette fois-ci  d'un genre télévisuel que j'affectionne plus officiellement : les séries. Celle qui occupe en ce moment pas mal de mon temps, c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;In treatment&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;En analyse&lt;/span&gt;, dans sa traduction française). Petite révolution dans le paysage des séries américains au moment de sa sortie début 2008, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;In treatment&lt;/span&gt; ne se contente pas seulement d'innover par son thème (la psychanalyse), mais aussi par sa forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://songsaboutrainbows.files.wordpress.com/2009/08/treatment.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://songsaboutrainbows.files.wordpress.com/2009/08/treatment.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 210px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 420px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une petite révolution formelle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque épisode dure environ 25 minutes et consiste en une séance d'analyse par le psychothérapeute Paul Weston avec un de ses patients, dont on suivra l'évolution tout au long de la saison. La première saison (que je suis entrain de terminer) est basée sur un cycle de cinq séances (4 patients, puis la propre séance du psychothérapeute) qui se répète et s'enchaîne comme les semaines se suivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En premier lieu, on ne peut que souligner la performance des acteurs, souvent excellents et particulièrement émouvants, dans des rôles et des dialogues d'une grande subtilité. On notera bien sûr le génial Gabriel Byrne (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Usual Suspects&lt;/span&gt;) dans le rôle du psy, Dianne Wiest, assez fascinante en psychothérapeute retraitée, mélange de douceur maternelle et de dureté, également tutrice de Paul Weston, ainsi que Mia Wasikowska, bien plus saisissante ici que dans le récent (et fade) &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alice aux pays des merveilles&lt;/span&gt; de Tim Burton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là où la série innove véritablement, c'est dans sa forme : le rythme est lent, quasiment sans ellipses, respectant en quelques sortes la durée réelle d'une séance (plus exactement divisée par deux), la caméra est plutôt statique, captant les regards et les ruptures avec beaucoup de finesse, la musique ne se fait entendre que pour clore les épisodes, les silences sont courants et essentiels, le nombre de lieux est très limités (le cabinet de Paul, celui de Gina et quelques autres autour de la maison), et la plupart sont refermés sur eux-même, à la limite du huis-clos... On peut d'ailleurs noter ici le rôle de la fenêtre du cabinet de Paul,  ainsi que l'importance verbale donnée à la météo, permettant justement d'éviter  l'étouffement. Quoi qu'il en soit, on est à l'opposé de la plupart des séries américaines actuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il faut le reconnaître : le résultat est absolument passionnant, virtuose et aussi addictif que n'importe quelle série construite sur un suspens sans cesse renouvelé.&lt;br /&gt;Si l'on s'attache différemment aux personnages, certains nous touchant plus que d'autres, toutes les histoires gardent de l'intérêt en ce qu'elles se recoupent et sont de toutes façons démêlées communément par Paul  Weston, au cours de sa propre séance avec le Dr Gina Toll (Diane Wiest).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'évolution des patients est intelligemment pensée parce qu'elle n'est à aucun moment pressée : lente et irrégulière, elle semble obéir aux propres règles de chacun d'eux et non à une cohérence scénaristique qui se centrerait autour du rythme ou du personnage principal.  L'histoire familiale et le couple de Paul Weston, sa femme et ses enfants sont d'abord complètement ignorés avant d'être eux aussi très progressivement intégrés à la narration (la première véritable conversation avec ses enfants n'arrive par  exemple pas avant le 30e épisode) et de venir enrichir le propos, en même temps que Paul s'ouvre par bribes à l'un ou l'autre de ses patients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://dyallo.files.wordpress.com/2009/04/treatment533.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://dyallo.files.wordpress.com/2009/04/treatment533.jpg" style="cursor: pointer; display: block; height: 204px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 419px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cinq leçons sur la psychanalyse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à cette brillante construction fictionnelle s'ajoute une autre dimension plus théorique : l'introduction à la psychanalyse. La plupart d'entre nous, moi y compris, est remplie de préjugés à l'égard de la psychanalyse, animée par la peur de l'inconnu (que se passe-t-il véritablement dans le cabinet d'un psy ?) et de son effet (faire ressortir des douleurs refoulées ne va-t-il pas me rendre encore plus malheureux ?). Mais ici (et c'est selon moi, peut-être la plus grande force de cette série), chacun de ces préjugés, chacune des critiques que l'on peut imputer à la psychanalyse, chaque peur est manifestée et formulée à un moment ou un autre par l'un des personnages. Et sans cesse, les personnages semblent se remettre en question sur leurs a priori, autant que Paul semble douter, interroger sa méthode et sa légitimité, sans certitudes mais avec une véritable tension entre l'homme qu'il est réellement et son rôle professionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, l'éventail de personnages étant tellement bien pensé qu'il nous fournist une sorte de palette magnifique des névroses humaines et des schémas psychanalytiques de base (transfert sexuel, responsabilité du psy, refoulement, complexe d'oedipe...) dans laquelle on  finit forcément par se retrouver à un moment ou un autre. Et en questionnant leur inconscient, les personnages nous questionnent également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où la série prend véritablement la forme d'un cours ou tout du moins d'une réflexion sur la psychanalyse, c'est lorsque Paul se retrouve face à Gina, et que leur discussion prend la forme de débats sur les méthodes utilisées, les buts recherchés, confrontant leur vision de la psychanalyse, mettant Paul dans un double questionnement : celui du patient qui tout à coup reproche à Gina ce dont ses patients l'incombent lui-même, et celui du psychothérapeute incapable de laisser à quelqu'un aux méthodes et aux théories différentes des siennes, le soin de sa propre analyse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/vz0QnEyiJno&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/vz0QnEyiJno&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="344" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La série possède un double effet sur moi : d'une part, elle m'initie véritablement à la psychanalyse, non pas comme un divan mystifié mais comme l'enchaînement d'une réflexion, d'un certain nombre de méthodes de questionnement et de réflexion (à tel point que bien souvent, j'essaie d'anticiper la question suivante de Paul Weston) ; d'autre part, il est évident que l'attachement aux personnages et l'universalité des questionnements (les situations étant différentes, les questionnements peuvent se recouper pourtant) aidant, on ne peut rester indemne devant cette série.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut la rejeter pour sa forme ou son fond, la voir comme un objet étranger et distant auquel on ne prend pas part, ou la faire sienne, laisser une part de notre intimité s'y révéler et des questionnements nouveaux se propager en nous, un peu comme si nous entamions une psychanalyse par procuration. Il s'agit tout bonnement pour le spectateur, comme pour chacun des personnages de la série, d'accepter ou de refuser la thérapie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://www.scenaristes.biz/img/intreatment_fd017a322ac3eb797c3c0d962bddbff3.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://www.scenaristes.biz/img/intreatment_fd017a322ac3eb797c3c0d962bddbff3.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 219px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 208px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;In treatment&lt;/span&gt;, USA&lt;br /&gt;Créé par Hagai Levi&lt;br /&gt;Produit  par Mark Wahlberg&lt;br /&gt;Initialement diffusé sur HBO&lt;br /&gt;2 saisons, 78 épisodes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saison 2 actuellement&lt;br /&gt;diffusée sur  Orange Cinemax&lt;br /&gt;du lundi au vendredi à 8h30,&lt;span class="label-list"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;rediffusion  des cinq épisodes&lt;br /&gt;de la semaine le dimanche à 16h.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A noter : la version américaine est très largement inspirée de la série   israélienne  à succès de &lt;span class="new"&gt;Hagai Levi&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;Betipul&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire aussi :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un article très intéressant du blog &lt;a href="http://seriestv.blog.lemonde.fr/2009/01/02/in-treatment-rien-que-des-maux/"&gt;Le Monde des séries&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/En_analyse"&gt;Le site officiel de la série&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/En_analyse"&gt;La fiche Wikipedia de  la série&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-1168705949800402551?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/1168705949800402551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/05/in-treatment-vous-navez-pas-les-moyens.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1168705949800402551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1168705949800402551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/05/in-treatment-vous-navez-pas-les-moyens.html' title='In treatment : vous n&apos;avez pas les moyens de vous payer une psychanalyse ?'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-1328517223585770996</id><published>2010-04-20T22:06:00.035+02:00</published><updated>2010-06-29T15:39:00.200+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='téléréalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeu tv'/><title type='text'>Koh Lanta : abrégé de construction de société</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%; font-weight: bold;"&gt;Principe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Petit rappel pour ceux qui ne connaîtraient pas l'émission de télé-réalité adaptée de son homologue américain, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.cbs.com/primetime/survivor/" style="font-style: italic;"&gt;&lt;b&gt;Survivor&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;On envoie une quinzaine de candidats sur une île déserte à l'environnement passablement hostile (généralement des climats chauds et tropicaux), pendant environ 40 jours. L'émission comprend deux objectifs pour les candidats : la survie (enjeu naturel) et la victoire pendant les épreuves (enjeu artificiel) puis, bien sûr, à la fin du jeu. Le but premier consiste donc simplement à faire du feu, trouver de la nourriture, pêcher, dormir à l'abri, s'accommoder des conditions climatiques... bref, parer à ses besoins primaires afin de conserver une forme physique et mentale la meilleure possible, leur permettant d'être compétitifs pendant les épreuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://s.tf1.fr/mmdia/i/75/9/coumba-enduit-tout-son-corps-de-boue-et-peut-egalement-profiter-4471759ovzwm_1879.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://s.tf1.fr/mmdia/i/75/9/coumba-enduit-tout-son-corps-de-boue-et-peut-egalement-profiter-4471759ovzwm_1879.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 203px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 153px;" /&gt;&lt;/a&gt;Les candidats sont répartis tout d'abord en deux équipes. Elles s'affrontent l'une contre l'autre dans des épreuves de "confort" (gagner de la nourriture, du feu, une canne à pêche...) et d'"immunité" (l'équipe perdante doit éliminer l'un de ses membres via un vote à bulletin secret) qui font généralement appel à la force physique, la coordination au sein du groupe et la concentration. Une fois qu'il ne reste plus qu'une dizaine de participants, les équipes sont réunies et les épreuves deviennent alors individuelles. Ce rythme se succède jusqu'à ce qu'il ne reste plus que deux personnes, le finaliste et gagnant des 100 000 € étant désigné à la fin, par un jury constitué des six à huit derniers éliminés.&lt;br /&gt;Jusqu'à présent, 10 saisons ont été réalisées en France et une onzième est actuellement diffusée, opposant d'anciens participants de l'émission à des sportifs de haut niveau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Pour une description plus détaillée, voir &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Koh-Lanta"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la &lt;/span&gt;&lt;b style="font-weight: bold;"&gt;fiche Wikipédia de Koh Lanta&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Koh Lanta est, à mes yeux, l'émission de télé réalité la plus fascinante que l'on ait inventée. Elle se nourrit non seulement des aspects de la télé réalité plus "classique" (Loft Story et ses dérivés) qui enferme un groupe de personnes dans un environnement clos, afin d'en observer l'exacerbation des sentiments et des émotions, mais y ajoute en plus une dimension éminemment anthropologique : la recherche de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Koh-Lanta"&gt;&lt;b&gt;l'état de nature&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; (Est-il un état fictif de chaos total comme le pensait Hobbes ou d'égalité et de paix, comme l'objectait Locke ? L'homme est-il, comme le pensait Aristote, naturellement social? etc…), notion théorique très convoquée actuellement, par opposition à une société dont on condamne sans cesse l'hyper matérialisme.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La vie du camp&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Rapports sociaux&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/S9dYUcea4II/AAAAAAAAAMI/9lJv2FqQJvo/s1600/kohkoh.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464933781101797506" src="http://1.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/S9dYUcea4II/AAAAAAAAAMI/9lJv2FqQJvo/s400/kohkoh.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 155px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 277px;" /&gt;&lt;/a&gt;La source du programme semble donc évidente:  le fantasme de Robinson Crusoé et du retour à la nature, considéré comme plus pur car débarrassé de toute construction matérielle préexistante (sur ce sujet voir notamment la série &lt;a href="http://www.lost-site.com/"&gt;&lt;b&gt;Lost&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, dont les 2-3 premières saisons racontent de manière passionnante la re-création d'une société sur une île, ou encore le film &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27770.html"&gt;&lt;b&gt;Seul au Monde&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;, trois ans de survie solitaire d'un homme sur une île déserte). Mais Koh Lanta dépasse en partie cette idée car il fait appel à un autre concept, lui aussi originel : celui de tribu, d'une micro-société qui pré-existe à l'État, où la hiérarchie et le partage des tâches se font sur le tas, en fonction des caractères et capacités de chacun et non en fonction d'une origine sociale ou de critères financiers. C'est donc bien aux origines de notre société que l'on renvoie ces candidats, découvrir autant la lutte pour la survie (relative, n'oublions pas que nous sommes dans un jeu) que celle pour le pouvoir ou le contrôle de l'organisation. Le programme prend ici une première dimension sociologique en faisant ressortir radicalement les différents types de rapports sociaux. S'il s'agit souvent simplement d'une opposition entre les leader et le reste de la troupe, la plupart des terrains d'affrontement courants renaissent ici, exacerbés par la volonté de chacun de se faire une place de choix au sein de cette nouvelle société en construction. On rencontre régulièrement des rapports : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;- de force (dominant / dominés) : une ou deux personnes gèrent l'organisation de l'équipe et le partage des tâches pour tous les autres, &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;- d'âge (anciens / jeunes) : l'autorité naturelle des plus âgés est souvent celle qui est la plus respectée&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;- de genre (hommes / femmes) : sans doute la plus intéressant car elle fait généralement ressortir un fond de féminisme chez les femmes qui, quelle que soit l'organisation du groupe, se sentent souvent reléguées aux tâches jugées moins importantes (la cuisine, l'intendance du campement). Pourtant, si elles revendiquent beaucoup leur droit à une égalité de traitement, rarement nous les voyons essayer de s'intégrer de leur propre initiative au groupe décisionnaire masculin ni tenter de partager les tâches qui sont les leurs. (sur ce sujet, notamment, pourquoi ne pas lire le passionnant et court roman de Joy Sorman : Boys, Boys, Boys ?)&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;b&gt;Hiérarchies&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est en tous cas remarquable, c'est que chaque fois, l'organisation sociétale dans les groupes se fait par l'élection d'un chef (qui s'impose soit par son autorité naturelle, soit par sa volonté d'être chef). Aucune "tribu", dans mon souvenir, ne s'est formée à Koh Lanta sans qu'un à trois leaders finissent par prendre le rôle des décisionnaires. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Ce constat est d'autant plus intéressant si on le rapproche de &lt;a href="http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/03/le-jeu-de-la-mort-une-documentaire-au.html"&gt;&lt;b&gt;l'expérience de Christophe Nick, le Jeu de la mort&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; : il semblerait qu'une fois livrés à nous-mêmes, l'organisation de notre société soit si ancrée en nous que l'on cherche à la recréer, y compris ses aspects dont certains disent vouloir se débarrasser. Sur Koh Lanta, les candidats recréent un système où la majorité est dominée par une minorité : il s'en plaignent mais acceptent malgré tout la situation car elle leur permet de se décharger de la responsabilité de leurs actes et de leurs conséquences. Dans le Jeu de la Mort, les candidats acceptent à 81% d'obéir à l'animatrice car la production "assume toute les conséquences". Si ce n'est pas l'élément qui figure l'autorité, c'est une condition nécessaire fondamentale à leur obéissance. Leurs actes sont donc en partie légitimés par l'autorité qui leur demande d'agir et endosse la responsabilité à leur place. Dès lors, ils peuvent cesser de penser leurs actions : sur Koh Lanta, s'il y a défaite à une épreuve ou erreur dans le choix de l'emplacement de la cabane, la faute en revient aux décisionnaires, non aux autres. Ce sont donc aussi eux qui se mettent le plus en danger, face à l'élimination possible par leurs coéquipiers. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les épreuves&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Manipulations&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/S9dYf0SwxEI/AAAAAAAAAMY/Di3p3wwOBHE/s1600/Untitled-2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464933976473912386" src="http://1.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/S9dYf0SwxEI/AAAAAAAAAMY/Di3p3wwOBHE/s400/Untitled-2.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 135px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 241px;" /&gt;&lt;/a&gt;En plus de la lutte pour la création d'une nouvelle société, l'introduction de l'affrontement des candidats au sein d'épreuves et leur élimination entre eux amènent une autre dimension dans les relations sociales : la stratégie et la manipulation. Tant que les épreuves se déroulent en groupe, les candidats ont intérêt à faire montre de leur &lt;i&gt;utilité, &lt;/i&gt;par leur force physique dans les épreuves et leurs capacités pratiques dans la vie du camp ; mais dès qu'elles deviennent individuelles, se montrer trop fort peut conduire à être éliminé car un candidat particulièrement fort devient non plus un élément utile, mais un &lt;i&gt;danger&lt;/i&gt;. Cette situation nous donne à voir une partie de la psychologie des candidats qui, depuis de nombreuses années, cherchent à affiner leur "stratégie", en évoluant au fil du jeu, tentant de délivrer progressivement leurs cartes avec plus ou moins de finesse et de discrétion, se montrant au besoin tantôt lâches, tantôt courageux, et s'accommodant de la trahison avec plus ou moins de scrupules. Cela révèle différentes caractéristiques des participants : leur sens moral, leur force de persuasion ou au contraire leur manque d'indépendance. Mais cette fois encore, les schémas classiques à l'extérieur du jeu sont recréés ici : on n'aime pas les personnalités extrêmes (trop autoritaire, trop fort, trop discret…) et ce sont souvent les plus manipulateurs (considérés comme forts) qui prennent le dessus sur les plus honnêtes ou les plus scrupuleux (considérés comme faibles). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;b&gt;Retour à l'origine ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;En venant sur cette île, les candidats ont chacun un objectif personnel, quelque chose à se prouver. Ils font donc de leur expérience, ce qu'ils veulent en apprendre : une expérience humaine, psychologique, sportive, sociale dont ils veulent ressortir grandis et en ayant appris des choses sur eux-mêmes… &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Le programme repose donc sur un contrat tacite entre les candidats et la production : ils se voient offrir une expérience unique de retour à la nature; de dépassement physique et psychologique de soi et la possibilité d'atteindre leur objectif personnel de self-connaissance, en échange de partager cela avec les téléspectateurs de TF1. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, dès le départ, le contrat est faussé :  les candidats de Koh Lanta portent en eux 3 poids qui les empêchent tout bonnement d'atteindre un état non pas de nature (puisque de toutes façons fictif) mais de naïveté face à la vie sans confort matériel et social :  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;- la connaissance de notre société (qu'ils cherchent inconsciemment à recréer)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;- la connaissance de notre confort matériel (qu'ils cherchent à recréer  : tables, abris, balançoire… !)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;- la connaissance des 10 précédentes saisons du jeu et de l'expérience de ceux qui les ont précédés&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Les candidats emportent finalement chaque fois la société avec eux, comme un bagage culturel dont ils ne peuvent se défaire tout à fait. C'est donc plus un retour à l'origine de la société qui leur est proposé : f aire table rase de tout ce qui a été construit et tout reconstruire (de la même manière mais par ses propres mains), le savoir acquis par l'expérience en plus. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;img alt="" src="file:///C:/Users/Coco/AppData/Local/Temp/moz-screenshot.png" /&gt;&lt;span style="font-size: 130%;"&gt;&lt;b&gt;Pourquoi regarder cette saison ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://s.tf1.fr/mmdia/i/37/5/koh-lanta-le-choc-des-heros-22-4355375kxhsw_1879.jpg" onblur="try  {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://s.tf1.fr/mmdia/i/37/5/koh-lanta-le-choc-des-heros-22-4355375kxhsw_1879.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 178px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 269px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;- Pour les sportifs,&lt;/span&gt; qui amènent un vent nouveau : non seulement, ils connaissent moins l'émission que les autres candidats et sont donc moins rompus à ses systématismes. Contrairement aux autres candidats qui sont ouvertement manipulateurs, les sportifs sont obsédés par l'idée de jouer pour le sport, par exemple en conservant les meilleurs adversaires plutôt qu'en éliminant ceux qui effraient par leur force.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;- Pour Freddy,&lt;/span&gt; candidat déjà présent à la saison précédente et tout à fait symptomatique des mécanismes de Koh Lanta : élément très fort pour la vie du camp l'an dernier parce que doté d'un esprit pratique bien au-dessus de ses coéquipiers (mais particulièrement arrogant), il a été éliminé une fois la réunification passée (et donc le confort minimal du campement acquis), officiellement jugé trop fort, trop arrogant et trop autoritaire, officieusement devenu inutile pour les autres. Cette saison, alors que tous les candidats voyaient en lui une sorte de messie ikea, il a au contraire tablé sur la discrétion, ne donnant ses conseils que sur demande, jouant le médiateur au sein des conflits, se gardant bien de chercher à s'imposer comme un leader.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 130%; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Un dernier détail remarquable&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;Lubie du moment de la télé-réalité (la même chose a été dit de la Ferme Célébrités), Koh Lanta semble vouloir se donner un rôle éducatif en présentant le pays, la faune et la flore locales, en proposant aux candidats de goûter la gastronomie locale et de rencontrer les autochtones afin de découvrir leur mode de vie et leurs coutumes, flirtant souvent péniblement avec le cliché du bon petit sauvage.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Koh Lanta, le choc des héros&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Présenté par  Denis Brogniart&lt;br /&gt;produit par Adventure Line Productions&lt;br /&gt;sur &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;TF1&lt;/span&gt;, tous les vendredis à 20h45&lt;br /&gt;Rediffusion les mercredis vers 0h-1h&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://www.tf1.fr/koh-lanta/episodes/"&gt;Voir les précédents épisodes de cette saison&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify;"&gt;PS : si je source souvent Wikipédia, ce n'est pas parce que je lui voue un amour sans limite mais surtout parce que cela reste généralement la source la plus complète et panoramique sur un sujet. A lire avec le recul que l'on sait, donc.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-1328517223585770996?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/1328517223585770996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/04/koh-lanta-la-construction-dune-societe.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1328517223585770996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1328517223585770996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/04/koh-lanta-la-construction-dune-societe.html' title='Koh Lanta : abrégé de construction de société'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EeWnHUh3k_s/S9dYUcea4II/AAAAAAAAAMI/9lJv2FqQJvo/s72-c/kohkoh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-1996081828517096052</id><published>2010-04-05T15:02:00.021+02:00</published><updated>2010-06-29T15:38:48.504+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='téléréalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeu tv'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Le jeu de la mort : un documentaire au service d'une thèse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(avec un peu de retard...)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.taniayoung.com/img/zone-xtreme.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://www.taniayoung.com/img/zone-xtreme.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 139px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 209px;" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a quelques semaines, France 2 diffusait le documentaire de Christophe Nick "Le jeu de la mort", annoncé à grand renfort de buzz et d'images choc et énigmatiques (c'est bien là le principe du buzz) comme l'évident électrochoc qui allait mettre le Français face à sa perception de la télévision, que l'on imagine écartelé entre une passivité face à l'écran, décriée il y a 10 ans (avant l'arrivée de la télé-réalité), et  la stimulation du sadisme et de l'assouvissement des pulsions que l'on met en cause aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt; Merci Milgram&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le principe du documentaire : un vrai-faux pilote de jeu télévisé où les candidats, recrutés par une agence marketing, sont chargés de poser des questions à un autre candidat  et de lui infliger des décharges électriques de plus en plus fortes (en réalité fictives) en cas de mauvaise réponse. Plus exactement, Christophe Nick a voulu transposer &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram"&gt;l'expérience de Milgram&lt;/a&gt; sur un plateau de jeu télévisé. Cette expérience, réalisée dans les années 60 par le psychologue américain Stanley Milgram, avait pour but de mettre en évidence l'obéissance d'un individu à une autorité légitime : la science, et tenter de comprendre, par là même, la soumission d'un peuple à une dictature telle que le nazisme. Le mécanisme en était semblable : un individu A (cobaye) était chargé de poser des questions à un individu B (en théorie sujet d'une expérience sur la mémoire, en réalité, une acteur) et de lui envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes en cas de mauvaise réponse. Le "cobaye" était soumis aux ordres d'un scientifique au dialogue limité à quelques injonctions (représentant l'autorité, la science) et n'avait aucun contact physique ou visuel avec l'acteur.&lt;br /&gt;Christophe Nick a donc repris ce processus en l'adaptant à un contexte télévisuel, (le lieu de l'expérience devient un plateau de jeu, le scientifique, une animatrice, et un public est ajouté), afin de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"mesurer le pouvoir de la télévision"&lt;/span&gt; et de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"tenter de montrer comment l'emprise que possèdent aujourd'hui les chaînes de télévision leur permet de faire regarder à des millions de téléspectateurs des choses insupportables".&lt;/span&gt; (C.Nick)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Une démarche démonstrative&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mais tout le problème de ce documentaire se trouve là, dans cette phrase du réalisateur. L'émission a été conçue, menée et analysée afin de servir un thèse : non pas &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;questionner,&lt;/span&gt; mais &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;montrer&lt;/span&gt; l'influence (supposée) de la télévision (sur son public, sur ses acteurs, ses pions ?).&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.taniayoung.com/img/zone-xtreme-choc.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://www.taniayoung.com/img/zone-xtreme-choc.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 148px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 223px;" /&gt;&lt;/a&gt;La démarche, bien que légitimée par la caution scientifique du professeur en psychologie sociale Jean-Léon Beauvois et de nombreux chercheurs est avant tout démonstrative. Si Christophe Nick affirme qu'il "ne s'attendait pas à de tels résultats" (61 % d'obéissance dans l'expérience de Milgram contre 81 % des participants qui vont jusqu'au bout, jusqu'à envoyer une  décharge de 480 Volts parce que "la logique du jeu veut que vous  continuiez", dans l'expérience du jeu de la mort), son documentaire aurait eu beaucoup moins d'impact et d'intérêt médiatique si ses résultats avaient été plus timorés et moins radicaux. De ce constat découlent plusieurs défauts que l'on peut imputer au documentaire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout d'abord, un traitement visuel, sonore et narratif qui prend la forme de ce qu'il dénonce : choquant, nerveux, hyper coupé, monté et musicalement habillé (rien à voir, mais on peut noter un  plutôt bon choix de BO par ailleurs)... Bref, tout une construction empruntée à la télé-réalité et à une culture télévisuelle du scandale, a priori tout à fait antithétique de la démarche de documentaire, en plus d'être dénuée de sens d'un point de vue scientifique puisqu'elle n'était pas présente au moment de l'enregistrement du jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une conclusion particulièrement hâtive et réductrice : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span id="intelliTXT"&gt;&lt;i class="spip" style="font-style: italic;"&gt;Ainsi&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;i class="spip"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;la télévision peut, sans contestation possible, organiser  demain la mise à mort d’un individu en guise de divertissement : huit  personnes sur dix s’y soumettront" &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class="spip"&gt;qui, d'une simple (et unique) expérience, confère un véritable pouvoir de vie ou de mort à un dispositif, sans  demi-mesure et sans précautions, de langage, considérant la télévision comme un tout démoniaque, manipulateur et semble-t-il, meurtrier.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="intelliTXT"&gt;&lt;span class="spip"&gt;- Mais surtout, une analyse qui néglige de nombreux aspects de l'expérience (absents chez Milgram mais impossibles à ignorer ici) afin de se contenter de répondre à sa question initiale, sans se soucier de la multiplicité et de la complexité des éléments influenceurs, parmi lesquels : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;La présence d'un public qui pousse le candidat à poursuivre l'expérience (&lt;a href="http://comprendrelatele.blog.lemonde.fr/2010/03/17/milgram-nick-en-fait-des-kilos/"&gt;sadisme&lt;/a&gt; ? conformité ?) et, qui plus est, assiste à l'enregistrement de 4 candidats différents, et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;joue donc un jeu&lt;/span&gt; trois fois sur quatre. Dans le documentaire, si cela est bien mentionné, aucune distinction n'est faite entre les images du public qui sait et fait semblant, et de celui qui est ignorant avec le candidat, et à aucun moment n'est questionnée l'influence peut-être différente de ces deux cas de figure sur le candidat.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le rôle précis et l'importance prépondérante de l'animatrice (Tania Young) dans le dispositif télévisuel et la responsabilité de l'autorité sur le candidat. La télé étant  ici considérée comme un "tout", l'animatrice devient dans ce cadre son représentant. Les cinq injonctions dont elle dispose en témoignent, puisqu'elles font appel à la fois au poids de la "logique du jeu" et du regard du public, agglomérant en la personne de l'animatrice, les différents facteurs d'influence qui composent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la télévision&lt;/span&gt;. Et c'est précisément ce qui rend l'analyse superficielle et imprécise : d'un part, on néglige l'animatrice en elle-même, sa personnalité, son image médiatique ainsi que sa rupture avec le rôle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;habituel &lt;/span&gt;d'un animateur (rassurant, de conseil, de soutien) pour en faire une simple médiatrice, à la fois émissaire véhiculant un message et ambassadeur représentant un dispositif : d'autre part, on minimise l'aspect de chacun des éléments (public qui sait/qui ne sait pas, dispositif télévisuel, absence de diffusion TV, absence de gain d'argent, comportement de l'animatrice en rupture avec les habitudes télévisuelles de l'époque...) au nom d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout &lt;/span&gt;télévisuel. Il serait d'autant plus intéressant de se pencher plus précisément sur cette analyse, que dans une variante de l'expérience où, à 80 Volts, l'animatrice quitte le plateau et laisse les questionneurs seuls face à la console, les proportions se renversent, atteignant 72 % de désobéissance.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Questionner le questionnement ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Des tas de questions et de remarques restent en suspens et mériteraient que l'on s'y plonge : le suivi psychologique des participants que leur famille et quelques millions de téléspectateurs  (malheureusement pas tous doté d'une grand capacité de recul et d'analyse) ont vu envoyer des décharges électriques à une autre personne, la diffusion par France 2 de ce documentaire fustigeant des programmes de la télévision privée (et sans parler de la seconde partie du documentaire : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le temps de cerveau disponible,&lt;/span&gt; intéressant principalement pour son explication  économique de l'arrivée de la télé-réalité en France, mais avant tout véritable réquisitoire contre la TV privée), les résultats induits par les différentes variantes du jeu, les tentatives de triche de la plupart des candidats, le rire puis l'ignorance des cris qui ont servi aux participants à évacuer le stress, l'audience moyenne (13.7 %, soit la troisième place) du documentaire lors de sa diffusion télévisuelle &lt;a href="http://comprendrelatele.blog.lemonde.fr/2010/03/18/que-penser-de-laudience-moyenne-du-jeu-de-la-mort/"&gt;commentée ici par François Jost&lt;/a&gt; ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ce documentaire reste malgré tout intéressant, ce n'est finalement pas tant par son propos et ses conclusions qui s'adressent avant tout à des téléphobes convaincus, que par ce qu'il nous dit du regard qu'appose la critique sur cette forme de télévision (en vérité plus proche d'un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Maillon Faible &lt;/span&gt;poussé à l'extrême que de la télé-réalité sensée être ici décriée). Et au fond, seules deux notions véritablement passionnantes sont interrogées en filigrane par ce documentaire :&lt;br /&gt;&amp;gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'autorité &lt;/span&gt;et l'origine et les mécanismes de notre soumission à celle-ci. Comment le dispositif artificiel, jeune et construit de toutes parts qu'est "la télévision" (avec toutes les réserves évoquées plus haut sur ce concept global) a pu égaler la famille, le père, la religion ou encore la science en tant qu'autorité légitime&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt; ? Pourquoi a-t-on forcément &lt;span style="font-style: italic;"&gt;besoin&lt;/span&gt; d'ériger et d'invoquer des autorités, remplaçant celles que l'on détruit au fil des siècles (la science a remplacé la religion, les médias en viendront-ils à remplacer la science ?) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;gt; La deuxième notion intéressante soulevée par le documentaire découle de la première :  la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;solitude&lt;/span&gt;. S'il est mentionné que le candidat se retrouve dans un état de grande solitude face à la situation, à aucun moment on ne s'interroge sur ce qui fait ce sentiment, au cœur d'un dispositif  qui lui est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori opposé&lt;/span&gt; puisqu'il comporte un public, une animatrice et un seconde candidat. Il n'est pas dit non plus que toutes les composantes de l'expérience choisies par Milgram et reprises ici semblent avoir été rigoureusement établies dans ce but : les 5 phrases que formule en boucle l'animatrice, sans possibilité pour le candidat d'y trouver un soutien ou un échange, l'absence de dialogue possible avec le second candidat ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car finalement, la télévision aujourd'hui n'est-elle pas toute entière construite sur cette opposition entre une apparente notion de groupe, d'alliance, de soutien des téléspectateurs et une réalité de solitude, et de compétitivité (la télé-réalité en général) et inversement (les émissions de coaching, les programmes tels que le passionnant &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=0q4pXpVDNHU"&gt;Man vs wild&lt;/a&gt;...) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Deux extraits du documentaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/eAZxJ-Prs2M&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/eAZxJ-Prs2M&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="344" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ratOWpr3CBA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ratOWpr3CBA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="344" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;*A ce sujet, une variante de l'expérience a été réalisée, faisant intervenir un membre de l'équipe qui, à 180 Volts, tente d'arrêter l'expérience sous prétexte qu'elle est trop dangereuse. Celle-ci n'ayant pas influencé le taux de désobéissance, alors que chez Migram, elle entraînait une désobéissance totale, Christope Nick en conclue que "l'emprise de la télévision est donc plus puissante que chez Migram". Il assure ainsi que l'autorité de la télévision peut supplanter celle de la science, sans prendre en compte le fait que la parole inquiète d'un autre scientifique a sans doute infiniment plus d'autorité que celle d'un membre d'une équipe de production.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi : &lt;a href="http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/index-fr.php"&gt;Le site de France 2 consacré au documentaire&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-1996081828517096052?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/1996081828517096052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/03/le-jeu-de-la-mort-une-documentaire-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1996081828517096052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/1996081828517096052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2010/03/le-jeu-de-la-mort-une-documentaire-au.html' title='Le jeu de la mort : un documentaire au service d&apos;une thèse'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4260689676416160485.post-4239679923171398070</id><published>2009-07-09T02:10:00.054+02:00</published><updated>2010-06-29T15:38:33.961+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='émission'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='téléréalité'/><title type='text'>Ca va se savoir</title><content type='html'>&lt;div style="color: black; font-family: verdana; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="http://photos-c.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v300/88/64/25872356227/n25872356227_1110042_454.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://photos-c.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v300/88/64/25872356227/n25872356227_1110042_454.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 254px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 170px;" /&gt;&lt;/a&gt;Au commencement, il y a Simon Monceau, sa verve, son emphase et sa parfaite maîtrise du dictionnaire des synonymes. Poète, psychologue et agitateur aguerri, il possède, en plus de son autodérision, le grand talent de ne jamais tout à fait sombrer dans un cynisme pourtant si évident. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;Adaptée de l'américaine &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jerry Springer Show&lt;/span&gt; pour la télévision belge, l'émission fait référence à toute une culture de la révélation choc et télévisuelle qui sévit depuis une dizaine d'années sur les écrans.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Déroulé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ici, chaque étape est le fruit d'un protocole établi et identique à chaque émission. Dans un premier temps, Simon Monceau arrive sur la plateau, débordant d'énergie, claquant la main de quelques membres du public et introduisant le sujet sur base d'allégories. Le premier invité s'installe ensuite sur l'estrade, face au public. Il est questionné par l'animateur et confesse la raison pour laquelle il est présent. C'est généralement une histoire de mœurs, souvent une révélation, un soupçon ou une découverte concernant le second invité, : il veut partir avec la femme de son meilleur ami, soupçonne sa femme de se prostituer, etc... La personne concernée par la révélation entre alors sur le plateau et s'installe à ses côtés. S'ensuit la révélation, toujours rythmée et relancée par Simon Monceau et par les sifflements accusateurs du public.&lt;br /&gt;Une fois la tension dramatique à son comble, le présentateur annonce, comme une surprise, l'arrivée d'un troisième témoin, source d'un nouvelle révélation, origine du conflit ou élément réconciliateur. La dispute devient alors rapidement stérile et, si les invités sont tentés d'en venir aux mains, deux vigiles se tiennent derrière eux, prêts à tout moment à s'interposer. C'est le moment pour Simon M. de lancer la dernière partie de la rencontre : "Les questions... et réactions du public". Le public jusqu'à présent relégué au rang de spectateur s'en donne cette-fois ci à cœur joie pour juger, donner son opinion ou condamner l'un ou l'autre dans un manichéisme qui vient contrebalancer la position du présentateur. Pour clore l'émission, Simon Monceau s'enquiert d'un nouveau discours, cette fois en forme de morale avant de repartir dans le même élan qui l'habitait au début de l'émission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mise en scène&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci serait finalement plutôt banal (dans le paysage audiovisuel de l'époque) si tant était que cela fusse vrai. Mais ce qui rend l'émission bien plus intéressante, ce n'est pas tant son protocole (puisqu'il est chose courante dans les programmes du genre, avec pour exemple des plus significatifs : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Y'a que la vérité qui compte)&lt;/span&gt;, sa belgitude (accent et style vestimentaire sommes toutes très années 90 - très AB donc -, qui rend néanmoins la chose éminemment plus drôle) ni même le véritable talent pince-sans-rire de Simon Monceau, mais bien le fait que les invités soient des acteurs (qui plus est, des amateurs), et que l'émission le reconnaisse dès son générique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle aurait pu jouer de facilité en se positionnant comme bon nombre d'émissions  (et comme son grand frère, le Jerry Springer Show), où la frontière entre réalité, mise en scène imposée et dramaturgie inconsciente est souvent floue. Mieux encore, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ca va se savoir&lt;/span&gt; est jouée, mais pas réellement scénarisée puisque seul le thème (mais non le déroulement) est connu à l'avance des acteurs. C'est là qu'elle tient finalement toute son ambiguïté : derrière la bêtise trop facilement dénonçable, le programme nous devance et prend le contre-pied de nos réflexes primaires. Là où l'habitude nous pousse à être &lt;span style="font-style: italic;"&gt;par défaut&lt;/span&gt; méfiant quant à la véracité des émissions de "confession", l'aveu en amont de mise en scène de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ca va se savoir&lt;/span&gt; nous empêche de nous positionner comme tel et ouvre au contraire notre curiosité. Couplée à cela,  l'implication &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt; toute entière &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;de chacun (invité, public et présentateur) est telle qu'elle nous apparaît finalement plus réelle qu'un show qui se  revendiquerait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;réel&lt;/span&gt;, parce que nous sommes débarrassés de notre jugement primaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos-a.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v300/88/64/25872356227/n25872356227_1110040_129.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://photos-a.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v300/88/64/25872356227/n25872356227_1110040_129.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 357px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 239px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mise en plis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;De même, l'émission brille par sa sobriété (en total contraste avec la mise en scène gargantuesque du plateau de Bataille et Fontaine) : chaises en bois et estrade comme dans une salle de classe, décor minimaliste, absence de musique, de reportages vidéos, de conversations biaisées par un écran, jeu des acteurs un peu faux et par là même, assez réaliste du public susceptible de venir se montrer dans ce type d'émission (à supposer que les situations soient réelles)... Je le disais plus haut, le style éminemment 90's paraît si évident que la jeunesse de l'émission surprend. Il est difficile d'en tirer des conclusions, mais les questions qu'il soulève ne sont pas dénuées d'intérêt.  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;De quoi cette uniformité dans l'anachronisme vestimentaire et capillaires des participants à l'émission est-elle représentative ? Il serait facile d'imposer le cliché de l'origine belge de cette émission comme explication à une certaine forme de désuétude, et quand bien même cette donnée serait partie prenante du "style" de l'émission (l'accent, pour commencer), elle n'en est pas la cause toute entière. Il est probablement plus intéressant de se tourner vers l'origine d'AB et ses premières amours : la sitcom. Tout est là : les acteurs pas très bon, les situations rocambolesques, les propos exagérés, le manichéisme, les clichés, le formalisme (où l'invariabilité du déroulement et le minimalisme des décors remplacent l'évolution d'une intrigue dans seulement trois lieux).&lt;br /&gt;Décomposée en de multiples éléments, la critique (tout du moins la satire) est au cœur même de l'émission, stigmatisant à la fois la pauvreté de la sitcom, et l'excessivité de la "télé de l'intime" sous la forme du divertissement bête et racoleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mise en abyme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Reste que si l'émission porte en elle cette constante, ce n'est pas là son premier niveau de lecture.&lt;br /&gt;Deux questions se posent alors :&lt;br /&gt;D'une part les messages et idées véhiculés lorsqu'elle est prise au premier degré sont particulièrement obscènes : immiscement dans l'intime, manichéisme, misérabilisme, aguichement, mépris...&lt;br /&gt;D'autre part, la question du point de vue des participants reste au cœur du mystère (et donc de l'intérêt) de l'émission. S'il ne fait pas de doute quant à Simon Monceau, qui, de part la subtilité avec laquelle il manie la limite de l'ironie et du cynisme, nous montre l'aspect sinon critique, du moins malicieux de l'émission, il en est tout autre des invités, et plus encore du public. L'implication de chacun est si grande qu'elle amène à douter : le public (figurants volontaires, dit-on) et les acteurs sont-ils des pions inconscients de la cuisine à laquelle ils prennent part ? Participent-ils au jeu dans le plaisir et le relâchement de libérer des hypothétiques instincts premiers de bêtise et de jugement ou sont-ils eux aussi partie prenante de la satire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, si Simon Monceau est certainement la raison majeure du succès de l'émission (très souvent parodié) c'est bien parce que son phrasé est seul garant de la distance émotionnelle et intellectuelle. C'est aussi pour cela qu'il est mon héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un épisode de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ca va se savoir&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x6pess?width=425&amp;amp;autoPlay=0&amp;amp;start=&amp;amp;additionalInfos=0&amp;amp;foreground=%23F7FFFD&amp;amp;highlight=%23FFC300&amp;amp;background=%23171D1B&amp;amp;hideInfos=0&amp;amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x6pess?width=425&amp;amp;autoPlay=0&amp;amp;start=&amp;amp;additionalInfos=0&amp;amp;foreground=%23F7FFFD&amp;amp;highlight=%23FFC300&amp;amp;background=%23171D1B&amp;amp;hideInfos=0&amp;amp;colors=background%3A171D1B%3Bforeground%3AF7FFFD%3Bspecial%3AFFC300%3B" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="344" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr style="height: 3px;" /&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=5836"&gt;Interview de Simon Monceau sur toutelatele.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ca va se savoir&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;En ce moment  sur RTL9 : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;tous les jours à 4h10 et&lt;br /&gt;du lundi au vendredi à 16h50&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-family: verdana; text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;a href="http://photos-b.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v300/88/64/25872356227/n25872356227_1110041_312.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" src="http://photos-b.ak.fbcdn.net/photos-ak-sf2p/v300/88/64/25872356227/n25872356227_1110041_312.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 167px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 167px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;FICHE PROGRAMME&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Emission :&lt;/span&gt; Ca va se savoir&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Genre :&lt;/span&gt; Divertissement&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Présentation :&lt;/span&gt; Simon Monceau&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Durée : &lt;/span&gt;25 min&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Création : &lt;/span&gt;Belgique, 2002&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Production :&lt;/span&gt; AB3&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Diffusion : &lt;/span&gt;AB3 (Belgique), RTL9, NT1&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-family: arial; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: 100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4260689676416160485-4239679923171398070?l=mechantetelegentilleculture.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/feeds/4239679923171398070/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2009/07/ca-va-se-savoir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/4239679923171398070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4260689676416160485/posts/default/4239679923171398070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://mechantetelegentilleculture.blogspot.com/2009/07/ca-va-se-savoir.html' title='Ca va se savoir'/><author><name>Coline</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15972954708943456830</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
